Besoins de compétences : un cadre stratégique structurant comme support

26 mars 2015

Identifier les compétences passe aussi par un cadre stratégique clair et inscrit dans le temps long, pour mieux se projeter dans l’avenir. Les besoins de compétences sont un consensus entre les souhaits individuels des travailleurs et les objectifs de l’institution.  S’il est important de questionner les individus, il est aussi essentiel de conserver à l’esprit les missions qui guident les actions de l’asbl. Attention, le départ d’un fondateur ou d’un directeur charismatique peut parfois s’accompagner d’une perte de mémoire de celles-ci.

Le 3ème atelier competentia abordait la question : « Comment rebondir d’un plan de formation à l’autre? ». Une des pistes soulignées par les participants est de repartir du projet institutionnel. De nouvelles orientations ont-elles été prises? Des évolutions nécessitent-elles l’acquisition d’autres compétences pour remplir les nouvelles missions? Se référer à la mission-vision permet de relier l’action de chacun, comme travailleur et individu, aux activités du collectif. La solidité et la souplesse caractériseront ce lien :

  • Solide pour ne pas oublier le sens qui a prévalu au moment de lancer la structure, ses activités et sa politique de formation
  • Souple pour éviter que la trace laissée par les temps et les anciens ne deviennent un sillon trop profond bloquant toute initiative

Bref, il s’agit de trouver la bonne tension entre aspiration individuelle et collective afin de promouvoir une gestion équilibrée au sein de votre institution.

Pour vous aider dans cet exercice de funambule, nous vous invitons à consulter, entre autres, les actes du colloque organisé par le STICS à l’occasion de ses 20 ans. Il était intitulé « Histoire, héritage et transmission : comment lutter contre l’Alzheimer institutionnel? ». Il donne des pistes d’inspirations intéressantes sur les constats de la non-transmission et donne la parole à des acteurs. A consulter sur le site www.stics.be, via l’onglet outils pédagogiques.

Pour une grille d’analyse des rapports entre travailleurs et institutions, un ouvrage de référence reste celui de Michel CROZIER et Ehrard FRIEDBERG, L’acteur et le système, Les contraintes de l’action collective, Le seuil, Paris, 1977. Gérard Pirotton en fait une lecture appliquée au plan de formation à consulter via ce lien.

Bonne lecture et bonne continuation dans la mise en place de vos plans de formation!