Pour une organisation plus intelligente et efficace

11 mars 2016

La semaine passée, un article competentia vous proposait de « mieux investir dans la formation » à travers une série d’adaptation menant à considérer les apprentissages comme un processus. 

L’apprentissage se joue pendant la formation (choix de l’opérateur, environnement d’apprentissage) mais aussi en amont (identification du besoin, du mode d’apprentissage le plus adapté, mobilisation de l’apprenant) et après (possibilités de mettre en œuvre les acquis). Il se joue aussi – et peut-être surtout – en dehors des moments formels de formation.

Partant de là, il est important d’analyser la stratégie de son organisation, de la comprendre dans ses fonctionnements pour mettre en place les modes d’actions adaptés, sur-mesure.

Cette approche  sollicite la structure et ses travailleurs, le collectif et les individus.  Elle valorise la construction et le développement de compétence dans une approche mobilisatrice d’acquisition dans et par le mode de travail.

La formation est un des moyens d’apprentissage que la structure met en place, en parallèle à d’autres.  Ainsi, une institution pourra décider de mettre en place des processus complémentaires pour favoriser la création et la transmission de compétence au sein du collectif de travailleurs.  Ce sont, entre autre, des  connaissances acquises par l’expérience de travail et qui relèvent des savoir-être et savoir-faire peu communicables de manière théoriques.  Elles permettent à des travailleurs de vivre des situations de travail professionnalisante dans un cadre formalisé dans la structure.

Cette approche permet d’aborder les apprentissages de façon (auto)réflexives et créatives.  A travers ces pratiques professionnalisantes, la structure se crée également un cadre de fonctionnement, se l’approprie collectivement et l’adapte à sa réalité professionnelle. Ainsi, elle porte un regard critique sur ces pratiques et les fait évoluer dans un cadre commun.  Mais aussi et peut-être surtout, elle responsabilise les travailleurs qui mettent du sens dans leur apprentissage, ceux-ci ayant un impact direct sur leur manière de travailler individuellement et collectivement. Ces deux dernières implications sont bien plus que des effets collatéraux puisqu’ils sont pointés comme facteurs indispensables et  préalables aux apprentissages.

Poser l’apprentissage comme un processus permet aussi de transformer les flux d’échanges et d’informations au sein de la structure en valeur ajoutée pour chacun des travailleurs et l’institution.